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UN BILINGUISME PRÉCOCE TOUT EN DOUCEUR AVEC PATONET

PATONET « patounet »
UNE APPROCHE BILINGUE TOUTE EN DOUCEUR :

Le bilinguisme est utilisé avant tout comme un outil d’expérimentation et de découverte pour l’enfant.

Une nouvelle langue avec sa musicalité différente et la culture spécifique qu’elle sous-tend constitue une réelle opportunité de découverte de la différence.
Répétée de façon régulière, elle développe la capacité d’écoute et d’adaptation de l’enfant.

Une immersion toute en douceur :

À Arcanèl, il n’est pas question d’un apprentissage performant mais d’une sensibilisation naturelle à une variété de sons en lien avec une culture très ancienne portant des valeurs très spécifiques. Cet apport se fait grâce à des professionnels de la crèche et /ou intervenants parlant la langue d’oc.

Les psycholinguistes Barbara Albdelilah-Bauer comme Gilbert Dalgalian soulignent cependant que le plus important dans l’apprentissage d’une langue chez l’enfant est sa motivation. C’est pourtant un aspect souvent négligé. “L’enfant n’est pas une éponge ni une machine à apprendre”. Il a besoin de facteurs cognitivolinguistiques, socio-psychologiques mais surtout affectifs : faire plaisir à sa maman, à son assistante maternelle, ou à l’auxiliaire de puériculture…

À Arcanèl, la découverte de l’autre langue se fait alors très naturellement à un âge où l’enfant est particulièrement réceptif. Elle est accessible à des enfants sans expérience particulière de cette langue.

Gilbert Dalgalian a l’habitude de dire que comparé aux autres espèces, le bébé humain, lorsqu’il naît, est un énorme paradoxe : il possède 100 milliards de neurones alors qu’il ne sait rien faire. Christelle Dodane enseignante – chercheuse en sciences du langage confirme : Le bébé à la naissance a une très grande capacité qui va se refermer peu à peu sur les sons de sa langue.

Vu les capacités du petit enfant évoquées par Gilbert Dalgalian et Christelle Dodane, il faut que pendant les trois premières années l’enfant ait un apport linguistique très riche avec le maximum d’occasions d’interagir dans ces langues, car l’homme est prédisposé de manière innée à parler en interaction avec d’autres personnes qui parlent.

Un atout pour le futur de l’enfant :

La cohabitation précoce avec l’occitan permettra aux enfants de perdre toute éventuelle appréhension de communiquer ensuite dans cette langue et donc dans une autre (qu’ils pourront être amenés à trouver dans la suite de leur parcours scolaire et/ou professionnel).

Ainsi ce bilinguisme, au-delà de sa vocation première d’outil d’éveil, donnera aux enfants un atout important pour la suite de leur parcours, tout en les ouvrant à une acquisition facilitée d’autres apprentissages.

Être bilingue c’est-à-dire le fait d’utiliser régulièrement plus d’une langue dans des situations de la vie courante permet de communiquer de manière plus large, à une plus large palette d’individus et de faciliter l’apprentissage d’autres langues. Parfois on entend : « l’enfant bilingue sera en retard ». Bien au contraire : il aura accès plus tôt à un lexique plus élargi, et il aura aussi plus de compétences métalinguistiques, à savoir la capacité de réflexion sur la langue. Des tests ont montré que sa capacité de traitement de l’information sera plus immédiate.

 

POURQUOI LA LANGUE RÉGIONALE (et pas l’anglais) :

La langue occitane est le point central de la culture occitane :

Pour sauver la culture occitane, ce qu’il importe de sauver en premier lieu, c’est la langue. C’est autour d’elle que se définit la culture. Les territoires occitans sont ceux où la langue est (ou était) parlée. La langue, c’est aussi l’espace de représentation d’une culture. Retrouver la langue, c’est se remettre à nager dans les eaux de notre culture, c’est se réapproprier cette vision du monde (conservée avec difficulté dans le français méridional). À travers la langue, les occitans peuvent ré-exprimer librement leur culture, leur mode de vie et leur mode d’expression particuliers.

Il dépend de notre génération de savoir quoi faire de notre culture : ou la perdre ou la sauver. En sachant que nous sommes certainement les derniers à avoir ce choix, et que l’occitan (comme tant d’autres langues régionales) ne peut être véritablement défendu et sauvé qu’ici. Il nous incombe donc un rôle, une mission. À nous de l’accepter ou de la refuser…

Mais si elle est en danger, la langue occitane n’a pas complètement disparu du « cerveau » des occitans. Malgré tant de siècles d’oppression et de répression linguistiques, l’accent dit « méridional » continue bel et bien à se faire entendre. Cet accent (originellement issu du français appris par la population occitanophone), ces expressions prouvent que l’occitan reste présent dans les têtes, qu’il s’est immiscé dans le français d’ici, comme pour se raccrocher malgré tout à la vie (les occitanismes du français du sud sont très prégnants : les pitchouns, tomber la veste, péguer, pour ne citer qu’eux).

C’est bien cette présence significative de la langue dans l’environnement qui rend d’autant plus facile l’apprentissage de l’occitan ou son réapprentissage par les « méridionaux ». En effet, l’acquisition d’une langue indifféremment de l’âge de l’apprenant n’est jamais un processus exclusivement intellectuel. Cet apprentissage sollicite la totalité de la personne : son affectivité, sa psychomotricité à différents niveaux (perception, phonation, automatismes morphosyntaxiques…) et son intellect. Une langue se vit dans la globalité de l’individu. La qualité d’un apprentissage dépend de son intensité et de sa régularité, ce qui nécessite un environnement favorable.

Dans notre société où les langues sont hiérarchisées dans leur représentation idéologique, la langue anglaise, de par sa valeur « économique » est prédominante voire prépondérante.

Seules les motivations « humanistes » visent à donner une vraie place à cette langue régionale marginalisée pour se sentir « chez soi » à Toulouse, en comprendre les noms de lieux et les anthroponymes ainsi que pour découvrir un riche passé et toute une culture.

À Toulouse, pour un bilinguisme précoce, le choix d’une deuxième langue se porte naturellement vers notre langue régionale : son acquisition est facilitée par une véritable présence de l’environnement occitan.

N’étant pas une langue romane, la langue anglaise manque de similitudes de sons avec le français, ce qui dessert son apprentissage tardif. L’enfant ayant acquis deux langues dans un contexte rationnel développe dans son cerveau des « passerelles » facilitant l’apprentissage de nouvelles langues dont l’anglais.

Le bilinguisme est la porte d’accès au plurilinguisme.

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE BILINGUISME PRÉCOCE :

DES ELEMENTS COMPLEMENTAIRES SONT A VOTRE DISPOSITION SOUS LA FORME DE :